Maîtriser les risques technologiques pour garantir la durabilité des bioraffineries avancée : quelques points de vigilance

Résumé : La bioraffinerie avancée est multifacette et est annoncée comme le futur pilier (comme l’est la raffinerie de pétrole pour la chimie conventionnelle) du développement de la bio-économie partout dans le monde et deviendra un outil industriel de référence en France dont les atouts dans ce domaine sont nombreux au regard du potentiel d’agro-ressources et de résidus biosourcés mobilisable sur le plan national.C’est dans cette logique d’ailleurs que se sont mis en place il y a maintenant plus de 10 ans le pôle de compétitivité à vocation internationale IAR (Industries et agro-ressources) et plus récemment le projet PIVERT et son programme de recherche dénommé GENESYS qui promeuvent activement ce nouveau concept. Si l’attention a très tôt été attirée sur la nécessité de vérifier très en amont la durabilité des filières de bioraffineries, mise en question très rapidement lors de la promotion des bioraffineries de première génération centrées sur la production des biocarburants de type bioéthanol et biodiesel, une attention encore très limitée est portée sur la question de la maitrise des risques technologiques, malgré quelques travaux faisant état d’une accidentologie sur tout le cycle de vie des productions de ces premières filières. Cette présentation a pour but de montrer l’importance d’une prise en compte de la réflexion « sécurité » et des risques environnementaux le plus en amont possible de l’industrialisation de ces bioraffineries avancées en devenir, à la lumière des premiers travaux menés par l’INERIS dans le cadre de ses activités de recherche.Cette analyse met notamment en avant les points de vigilance à la fois au niveau des procédés et également des facteurs humains et organisationnels à associer à l’analyse de la durabilité et à la gestion de l’innovation lors de la conception de nouvelles filières de bioraffinages. Parmi ces points de vigilance, seront notamment abordés les aspects suivants - Différences entre raffinage conventionnel et bioraffinage - Gestion des problématiques de corrosion, en prenant en compte les signaux faibles - Gestion de l’innovation au regard de l’intensification des procédés et au regard de l’utilisation des nouveaux « solvants verts » et de nouvelles plateformes moléculaires (ex. : composés furaniques), se traduisant par des problématiques organisationnelles de passage des étapes pilotes à l’exploitation - Exigence de flexibilité en termes de valorisation des intrants, des produits formulés et du taux d’appel (par rapport au régime nominal) - Intégration matière et énergétique - Complexité et variabilité des organisations et des infrastructures, dont des problématiques d’interfaces homme-machines, de retour d’expérience au sein d’organisations potentiellement en réseaux (e.g., sous-traitance) ainsi que contrôle par les autorités - Liens entre gestion des risques technologiques et maitrise des rejets et des impacts environnementaux.
Document type :
Conference papers
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Contributor : Gestionnaire Civs <>
Submitted on : Friday, August 3, 2018 - 1:43:33 PM
Last modification on : Saturday, August 4, 2018 - 1:08:06 AM

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  • HAL Id : ineris-01853500, version 1

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Citation

Thangavelu Jayabalan, Guy Marlair, Karine Adam, Anitha Muralidhara, Jean-Christophe Le Coze. Maîtriser les risques technologiques pour garantir la durabilité des bioraffineries avancée : quelques points de vigilance. 16. Congrès de la Société Française de Génie des Procédés (SFGP 2017), Jul 2017, Nancy, France. pp.866. ⟨ineris-01853500⟩

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