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Historique et panorama des stockages souterrains actuels en France et dans le monde

Résumé : Les réservoirs d’hydrocarbures liquides et de gaz naturel construits pour un stockage aérien ou semi-enterré, tels les gazomètres des anciennes usines à gaz ou les réservoirs d’un port pétrolier, ont des volumes unitaires maximaux de l’ordre de 200 000 m3. Cela permet de moduler la consommation locale ou régionale sur quelques jours. En France, il existe ainsi 133 sites de stockage souterrain2 dont la capacité ne dépasse généralement pas le million de m3 avec toutefois un maximum de 4 millions de m3 à Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône (INERIS, 2016). L’Allemagne dispose de près du double de sites de stockage souterrain d’hydrocarbures et de gaz naturel et les États-Unis en ont près de dix fois plus. En ce qui concerne le gaz naturel, on estime que 327 milliards de m3, soit 12% de la consommation mondiale annuelle,sont ainsi stockés en permanence dans plus de 600 réservoirs souterrains dans le monde (de Laguérie, 2014). Depuis les chocs pétroliers de 1973 et 1979, la loi française a imposé la création de stockages stratégiques de produits pétroliers permettant de faire face à 3 mois de consommation. Le volume ainsi nécessaire représentait en 2013 environ 44 Mm3 de produits pétroliers (MEDE, 2013) (Fig. 1). Comme on le verra au chapitre 3, il s’agit surtout de pétrole brut mais également de produits raffinés, sous forme liquide (essence, gazole, naphta…), liquéfiée (propane ou méthane3) ou gazeuse (gaz naturel, plus rarement d’autres gaz comme l’éthylène, le propylène, l’éthane…). Bien que l’essentiel des produits pétroliers stockés en France se trouve dans des dépôts aériens ou semienterrés, la voie la plus sure pour stocker d’importantes quantités d’hydrocarbures sur plusieurs mois, en termes de sécurité et d’impact environnemental, est le stockage souterrain (Bérest et Brouard, 2001). Sous terre, les hydrocarbures sont en effet isolés de l’oxygène de l’air, nécessaire à la combustion, par plusieurs centaines de mètres de roche.Cette barrière les protège également d’un incendie d’origine externe, d’un acte de malveillance ou encore d’une chute d’aéronef. À des profondeurs généralement comprises entre 200 et 2000 m, le stockage de gaz peut s’effectuer à haute pression, ce qui ne présente pas de problème majeur car on est alors dans l’état de pression naturel des fluides présents. Enfin, le stockage souterrain est extrêmement économique en termes d’emprise au sol...
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https://hal-ineris.archives-ouvertes.fr/ineris-03318097
Contributor : Gestionnaire Civs <>
Submitted on : Monday, August 9, 2021 - 12:07:01 PM
Last modification on : Tuesday, August 10, 2021 - 3:10:14 AM

Identifiers

  • HAL Id : ineris-03318097, version 1

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Citation

Philippe Gombert, Mehdi Ghoreychi. Historique et panorama des stockages souterrains actuels en France et dans le monde. Géologues, Société Géologique de France, 2018, 196, pp.4-9. ⟨ineris-03318097⟩

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